
Entre Yule et Imbolc, le froid nous pousse à rester dans notre cocon. Néanmoins, le moment est approprié pour lire en mou. « Kaitlyne la Protégée et le mystérieux pouvoir » de Tricia Lauzon est idéal. Dons, pouvoirs et chevaliers sont au menu.
Dans un vocabulaire empreint de l’époque médiévale, l’autrice nous transporte dans un univers parallèle où règne la magie. L’extase totale me direz-vous? Non. Tricia Lauzon a gardé les coutumes médiévales comme celle de déclarer adulte un enfant de 12 ans. Oui. L’humain fait de drôles de choses même dans les romans. Bref, l’autrice imbrique réalisme et fantastique avec un doigté imparable.
« Étonnamment, je ne me sentais pas vidée par l’énergie dépensée pour guérir le bras de ce soldat, après avoir utilisé ma magie pour désarmer les soldats et rire un peu du commandant à ses dépens. »
Le caractère fort et vif de Kaitlyne est rafraîchissant. L’attachement du lecteur n’en est que décuplé. Sa révolte envers le despotisme permet de rêver à une société juste et équitable.
« Je vais voir si je peux le sauver, car je connais le cœur de vham Kaitlyne la juste et je crois que votre seigneur lui sera redevable, lui notifia-t-elle simplement.»
En cous de lecture, on découvre les qualités d’un personnage comme Clarissa. Doté d’un don de guérison, elle manipule l’énergie comme lorsqu’on fait du reiki.
« Une douce lumière bleue émanait de ses mains à l’endroit où le mal rongeait le malade. Elle appliqua une de ses paumes sur son front et une autre lumière bleue permis à celui-ci de sombrer dans un sommeil profond, afin qu’elle puisse travailler sans qu’il ressente la moindre douleur.»
Les intrigues semées avec soin surprennent le lecteur grâce à un tissage de prose qui fait penser à « Game of Thrones ». Un suspense assez soutenu pour avoir de la difficulté à arrêter de lire.
Une carte de cet univers aurait été un bel ajout, néanmoins avec sa narration imagée et la douceur de sa plume, l’autrice nous fait ressentir la beauté des paysages. Il en va de même pour les caractéristiques des personnages impliqués. Par exemple, plus la lecture progresse, plus on ressent le charisme de vham Kaitlyne. Sa façon de rassembler les forces de chacun pour arriver aux objectifs communs est remarquable. L’attachement envers les protagonistes n’en est que décuplé. Pour vous donner une idée, même certains passages font rougir.
« J’en perdis le souffle, mais je le retrouvai un instant lorsqu’il m’embrassa dans le cou, me râpant avec sa barbe toujours aussi méticuleusement entretenue. Il me serrait fort contre lui pour m’empêcher de me sauver. Comme si je l’avais voulu! »
Au final, le premier tome de la saga « La descendance interdite » fait partie de la catégorie « à lire absolument ». De quoi assaisonner nos froides journées d’hiver.
Pour en savoir plus, voyez l’entrevue complète avec Tricia Lauzon ci-dessous.
Bonne lecture! )O(