
Que de rencontres agréables avec des auteur-trice-s et éditeur-trice-s de tous les horizons. À voir les visages souriants circuler sur les tapis du Palais des Congrès, le 48e Salon du Livre de Montréal fut un véritable succès.
Un des plus beaux moments, fut le lancement des #237 et#238 de la revue littéraire Solaris. Et il y a de quoi fêter!
Dans un premier temps, le #237 commence en beauté avec le texte gagnant du Prix Solaris 2025: Femme de la falaise de Célia Chalfoun. L’illustration d’Émilie Léger qui y est associée, démontre la complexité du thème tout en gardant le finesse qu’on lui connaît. Pour ce qui est de l’autrice, ses phrasés élégants éveille nos sens à un voyage exotique tout en portant à la réflexion.

« Les êtres que tu peins, pour une fois, ton peuple ne les effacera pas. »
Le charme est d’un tout autre goût lorsqu’on nous présente Le cabinet des curiosités surnaturelles de Sébastien Chartrand. Cet article aborde ce vieux duel entre la magie et la technologie dans un discours étoffé. La recherche immense derrière cette publication transparaît en cous de lecture, bien que le texte n’ai pas la lourdeur d’un manuscrit didactique. Il y a fort à parier que vous allez succomber à la singularité de l’œuvre par ces nombreuses référence tout au long de la narration.
« L’Église se méfie des horlogers laïcs: qui contrôle le temps s’approche d’un pouvoir qui n’appartient qu’à Dieu. »

Tournons nous maintenant vers le #238. À l’instar du numéro précédent, la revue présente dès le début une nouvelle touchante de sensibilité: Le silence de Mu de Frédéric Parrot. On y retrouve des personnages bien campés dans un dans un univers aride ressemblant à un monde près de la finalité qui lui pends au bout du nez. Détail intéressant, les personnages portent une pierre énergétique qu’ils doivent recharger. Ça ne vous fait pas penser à l’usage qu’on en fait? Finalement, l’auteur tisse sa toile en nous guidant peu à peu vers une profonde réflexion sur le sens de la vie.
« Car annihiler la réalité signifiait du même coup effacer la mort. »
La prose imagée de Frédéric Parrot est incontestablement douce et mordante à la fois. Elle n’en est pourtant pas dénuée d’instants de tendresse.
« Un geste simple, une extension du bras qui a fait bruisser sa manche, et un mot: « tiens », Si peu, ce qui pourtant a suffi pour reconnaître l’humanité qui persistait dans le garçon. »
D’autres nouvelles y sont offertes, mais je vous laisse le plaisir de les découvrir.
Bonne lecture!

