Une forêt d’acier. Étrange, n’est-ce pas?
Néanmoins, la version d’Alain Lafond dans La forêt d’acier publié chez les Éditions Goélette, mérite qu’on s’y arrête. Il suffit de laisser ce chimiste des mots nous montrer de quelle magie il se chauffe.

Partons du fait que lorsqu’on travaille en énergie, on se connecte aux éléments autour de nous. Encore faut-il connaître de quoi ils sont composés pour mieux se relier à eux, non? Quel plaisir vous aurez alors, à lire les descriptions de cet auteur qui met en relation ses personnages et les éléments de son univers!

Lorsqu’on prend le temps de méditer, ne devrions-nous pas être aussi précis dans notre analyse? Peut-être ou pas. Cependant, je vous rassure, La forêt d’acier n’est pas un traité de chimie. D’ailleurs, merci à l’auteur pour les notes explicatives en bas de page. L’information coule de soi au fil de la narration sans être alourdie de concepts trop complexes.
Alain Lafond a la plume pouvant exprimer la sagesse sans prétention que seul l’expérience et le talent peuvent forger.

Pour ce qui est des personnages, ils ont chacun leur couleur. On s’y attache sans même s’en rendre compte jusqu’à un retournement de situation qui nous montrera une facette que l’on avait peut-être omis de penser. Tout ça dans un univers assez développé pour permettre à chaque personnage de nous guider dans l’intrigue avec délicatesse. Ça fait drôle quand on pense que c’est une planète minière. L’auteur vous entraînera dans des anecdotes entre les personnages qui viendront enrichir la narration.
Pour finir, les amateurs de SF seront contents d’apprendre qu’Alain Lafond y explore les limites de l’Intelligence artificielle avec des interactions savoureusement logiques et imparables.
Bref, un roman à lire au chaud sous la doudou en attendant Ostara.

