
Tout fraîchement sorti par les Éditions Alire,
La maison aux tatouages dansants de Phillipe-Aubert Côté, a tout ce qu’il faut pour plaire à ceux qui sont ouvert d’esprit et qui ont envie d’explorer les côtés sombres de l’humanité au cœur d’un milieu onirique.
Dès les premiers paragraphes, je me suis identifiée au personnage principal. Ender Özen, dans la vingtaine, turc (ok on s’éloigne un peu mais il y a la suite…) et qui déteste conjuguer les verbes pronominaux. Moi aussi, j’aurais tout mis invariable. Ah! Les joies de la langue française. L’auteur la maîtrise particulièrement bien d’ailleurs. Ses descriptions précises dressent une toile où l’ambiance de la scène est magnifiée.

L’horreur a de nombreuses déclinaisons, sexualité comprise. Vaut mieux le lire en toute conscience. C’est bien apporté, mais je vous laisse le soin de juger.

Lorsqu’on plonge dans le domaine onirique on y rencontre toutes sortes de créatures. C’est là que la magie s’opère. Ami ou ennemi? Heureusement, le milieu onirique est encadré. Le personnage principal travaille dans l’immeuble de la compagnie qui étudie et soigne les problèmes reliés au sommeil. Ender participe même à un jeu avec ses collègues: le Chasse-Monstre. Lors de ses rondes, il gagne des points s’il a le malheur de croiser l’un des cauchemars les plus recherchés. Ça aide à rester éveillé le temps de ses rondes. Cependant, les gardes insomniaques ne s’en tirent pas aussi facilement. Le pauvre Ender le comprendra assez vite.
L’intrigue déboule d’un chapitre à l’autre par une série de péripéties entremêlées d’horreur dans tous les sens du terme.

Au final, La maison aux tatouages dansants met dans une ambiance particulière qui plaira aux plus aventureux d’entre nous. Plusieurs créatures ressemblent à celles de différentes mythologies et vous inspireront sûrement à effectuer des recherches complémentaires.

