Samhain est à nos portes. Le voile entre les vivants et leurs ancêtres est au plus mince. C’est dans cette ambiance que je vous invite à vous immerger dans l’Égypte Antique en lisant Le destin de Cléopâtre de Sonia Alain, publié chez Béliveau Éditeur.

De tous les temps, la reine Cléopâtre a fasciné le monde. Mariée à son frère Ptolémée XIII, l’humanité et la finesse des stratégies de cette reine mystérieuse nous rends sensible à sa situation.
La dichotomie entre ses devoirs face à son peuple et sa vie personnelle captive le lecteur par sa dynamique complète. Tentant de sauver son peuple de la déchéance, Cléopâtre se retrouve dans l’obligation de s’exiler en terre romaine sous la protection du grand César.
Au cours de la narration de ses mésaventures, les dieux égyptiens ainsi que la façon de leur rendre hommage est imbriquée dans le texte naturellement. D’un côté Cléopâtre trace le symbole de Râ dans le sable pour bénir leur expédition aux prières à différents dieux viennent pimenter le texte qui nous plonge dans la mythologie égyptienne. Ils sont tellement au cœur du mode de vie des personnages, qu’ils sont la priorité dans les décisions de Cléopâtre. Par exemple, lorsqu’Alexandrie est attaquée, que la grande bibliothèque brûle autant que le temps d’Isis, c’est ce dernier qui aura prédominance lors de la reconstruction.

Sous la plume imagée de Sonia Alain, la narration n’en est que plus vivante. Prenons par exemple les passages enflammés entre César et Cléopâtre. Ils nous laissent tout simplement pantois tant la volupté et la sensualité qu’ils partagent est prenante.
« Lorsqu’il se pencha pour capturer ses lèvres, elle leva le visage avec entrain. Tout son être vibrant d’un besoin naissant. Elle le laissa l’envahir de manière plus intime, se délectant de la suavité de cette langue contre la sienne. »
Bref, avec tous les faits historiques ou spirituels reliés, si vous souhaitez vous immerger dans la culture de l’Égypte antique, Le destin de Cléopâtre, est un excellent choix.

