Il est difficile de parler de travail énergétique sans parler de projection astrale.
Le portrait dépeint dans le roman Astral L’éveil de Josianne Laplante, publié par les éditions 100 façons, a plusieurs corrélations avec les visualisations accomplies lors d’un rituel. Survolons le ensemble.

Le personnage principal, Alex, raconte à la première personne comment il a développé son don avant que tout s’écroule. À travers ses mésaventures, le personnage principal brise le mur entre lecteurs et auteurs, facilitant ainsi l’identification à celui-ci. Comme le célèbre personnage de Marvel : Deadpool.

« En passant, si le fait d’apprendre que je n’ai pas uriné depuis longtemps est trop pour vous, arrêtez votre lecture ici, parce que je risque d’y aller avec des détails plus croustillants et dégueulasses plus tard. »

L’humour est présent d’un bout à l’autre du récit. Josianne Laplante insuffle ainsi une certaine légèreté à la trame narrative qui aborde parfois des thèmes plus lourds. Il faut parfois faire face aux conséquences de nos choix!

« Je crois que si les spécialistes de l’hôpital avaient pu filtrer mon sang, ils auraient facilement pu organiser leur party de Noël. »

Pauvre Alex. La vie lui sert une leçon qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Avec quelques sacres bien sentis, il explore les lignes à ne pas transgresser. Au passage, je souligne la fluidité du texte malgré quelques québécismes grâce à la mise en texte en italique.

« Ici c’est rare comme de la marde de pape, ceux qui portent des armes, mis à part les chasseurs et les policiers. »

Les nombreuses références au cinéma, aux jeux vidéo ainsi qu’aux personnes célèbres québécoises pimente avec plaisir le cour des événements.

Au fil de ses déconfitures, le personnage principal développe des liens qui évolueront naturellement à travers la plume authentique et imagée de l’autrice. Elle donne ainsi vie à un mode astral que l’on retrouve au cœur de nombreuses voies spirituelles.

« Autour de sa frêle silhouette, son aura est apparue en milliers de petits points jaune brillant. On aurait dit un elfe de forêt entouré d’une nuée de lucioles toutes plus brillantes les unes que les autres. »

Au final, alors que l’histoire atteint son climax et que le lecteur ne tient plus sur sa chaise, on peut y lire le fameux « à suivre ». Tellement cruel. À quand le tome 2!

Auteur/autrice

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